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jeudi, 05 février 2009
Comment peut-on être amateur de chanson française
Comment peut-on se dire « amateur de chanson française » ? (Ou de n'importe quel genre musical, ou non musical d'ailleurs... Amateur de poésie !... de bonne poésie, à la rigueur... bien rare la bonne poésie... mais ne nous égarons pas...)
Comment peut-on être amateur de chanson française ? On en trouve beaucoup parmi les sinistres individus qui se mêlent eux-mêmes d'écrire des chansons (à texte !) et n'ont pas peur de les interpréter... Je m'étais légèrement frotté à l'un d'entre eux l'autre jour (enfin lui est venu se frotter à moi, je n'ai pas répondu : ce genre de types, il vaut mieux les laisser à leur merde...) sous prétexte que j'avais dit que je préférais Perret à Brassens... « Je vois que tu as pris parti pour Perret », m'a-t-il écrit... Oh non, moi yana jamais prendre parti. Mais Brassens épate les snobs, il se donne des grands airs de poète... tandis que Pierre Perret ne se prenait pas au sérieux, dans le temps, je veux dire... du temps de ses belles chansons, de ses grands succès... car depuis... eh bien lui aussi a pris Brassens en modèle, pour son malheur. Bref, il ne produit plus rien.
Oui Brassens épate les snobs, les médiocres qui se rêvent glorieux. De plus, il est plus facile à imiter que Pierre Perret, faut pas croire. Pour ce qui est des thèmes, si on décrotique bien, ses chansons sont banales. Des billets d'humeur d'anarchiste psychorigide. Plus habile est le rimaillage qui transforme ces billets prosaïeux en apparence de poèmes. (La mélodie, par contre, est presque toujours réussie, mais les amateurs de chansons à texte ne s'en rendent pas compte...)
Enfin bref.
Or ces amateurs de chansons n'ont jamais entendu de leur vie ni Chet Baker, ni João Gilberto, ni ne serait-ce que les Beatles... Ils sont resté attachés à leur clocher de tristes sots « qui sont nés quelque part ». Un clocher à l'ombre duquel on trouve de beaux fromages, de la belle cuisine, mais une tradition de chanson populaire nulle.
13:53 Publié dans 5.2 Musique | Lien permanent
Commentaires
c'est marrant, parceque moi je dirais peut-etre ça de Brel, mais pas de Brassens. Non pas que Brassens soit une idole indéboulonnable, et c'est vrai que ça devient pénible cette sorte d'unanimité autour de lui ... mais bon, j'adore Brassens .. peut-on aimer Brassens sans être taxé de snob ? bah, si on aime vraiment, on aime .. et merde, il n'y a pas de pose là dedans ...j'adore Brassens, point. et bon, Brassens, c'est plein de dérision, je suis étonné qu'on puisse le trouver psychorigide, c'est un mauvais procès à mon avis, même si fondementalement je m'en fiche, puisque j'aime Brassens . Il y a quelques facilités, comme chez la plupart,mais il ya vraiment des chouettes chansons ... Par contre, je trouve que Brel est souvent à la recherche d'effet et que cela se sent. Par moment, de la sincérité, et souvent une impression d'être mené en bateau .. enfin, bon, je comprend que la note soit polémique, mais alors si Brassens est nul, on va faire table rase de pas mal de trucs :).
Ecrit par : Un nuage | vendredi, 03 juillet 2009
J'étais un peu énervé le jour où j'ai écrit la note, apparemment !
En vérité je dirais la même chose (sinon pire) de Brel, mais on ne trouve pas d'aficionados de Brel comme on en trouve de Brassens.
Par rigidité j'entendais sa façon d'interpréter, à ne pas prendre en modèle, ce fut un interprète malgré lui. (C'est pourquoi je citais Chet Baker, João Gilberto, on pourrait en rajouter, comme Marie Dubas).
Egalement rigidité dans sa manière d'écrire des paroles. Manque de liberté.
Cela dit j'aime nombre de chansons de Brassens : surtout celles du début, Pauvre Martin, Le Fossoyeur, Bonhomme, La Marche nuptiale et qq autres (dont la plupart des poèmes mis en musique) voire la Non-demande en mariage. Mais il faut le remettre à sa place !
Ecrit par : Da Blogmaestro | vendredi, 03 juillet 2009



