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mercredi, 12 septembre 2007
Ma vie avec les Alains, les Philippes, et Thierry.
Alain c'est mon demi-frère. D'ailleurs il est né une demi-année avant moi, soit le 16 août 1960, d'une copine d'enfance à ma mère installée dans une ferme voisine. On allait à l'école ensemble, on «jouait» ensemble... enfin j'ai été son souffre-douleur. Je l'ai revu il y a une dizaine d'années, je ne le reconnus pas tellement il était gros. (Enfant, on le prenait pour mon frère réel parce qu'on se ressemblait : maigritude, blondeur, etc.) Il est chauffeur routier.
Les autres Alains je les rencontrais jadis quand j'étais informaticien en société de service, bringeballé d'entreprise en entreprise. Comme par un fait exprès, dans chaque, on m'introduisait dans un nouveau bureau il y avait déjà un type
qui se prénommait Alain. Il était moins instruit ou intelligent que moi, mais c'était mon supérieur hiérarchique malgré tout. Situation scabreuse à tout coup.
Les Alains se sont évaporé depuis quelques temps, mais a débarqué l'armada des Philippes.
J'avais un Philippe d'enfance également. C'était mon cousin germain. Le frère de ma mère avait fait un riche mariage et avait réussi à sortir de la paysannerie. J'allais chez eux, luxe de parvenu (le même que j'ai retrouvé plus tard chez mes parents et soeurs). Il avait un synthé (c'était dans les années 70) que je devais envier, il écoutait Jean-Michel Jarre. C'était un fils à maman des plus pourris, et ça le reste. Il n'a jamais rien fait de sa vie que des conneries, que sa maman a épongées. Il a même été en prison... Je ne l'ai revu que rapidement, ne l'ai pas reconnu non plus.
Mais d'autres Philippes me sont tombés dessus dernièrement. Je suis cernés de Philippes. Tous différents les uns des autres, mais avec un but commun semble-t-il: m'annihiler. Annuler ma personnalité, avoir raison de toutes mes raisons de vivre...
De Thierry, je n'en ai jamais rencontré pour ainsi dire. Ni dans mon enfance ni depuis. C'est seulement le nom qu'on me donna à une époque. Depuis que je suis au monde c'est comme si on refusait que je m'appelle Christian. Dans un de ces environnements où j'étais en face d'un Alain, quelqu'un puis tous avaient décidé que je m'appellerais Thierry. Dans un autre ce fut Vincent (nom d'un autre ingénieur, fils de paysan également, mais qui avait réussi lui à s'intégrer au système). Dans un autre encore, on me donnait le nom d'un collègue, n'importe lequel. Mais Thierry m'a toujours amusé!
J'ai longtemps crû que c'était par refus du christianisme chez nos contemporain. Mais je crois maintenant que c'est pire que ça. Je crois que c'est moi uniquement, moi, qui ait quelque chose de christique, de trop christique, comme un christ noir, un christ vengeur, une aura noire, qui fait peur.
23:10 Publié dans 3. Bulletins de santés | Lien permanent
Commentaires
C EST NUL.
Ecrit par : MERDE | jeudi, 25 octobre 2007
Merci, MERDE (quel beau nom) pour cette critique littéraire...
Ecrit par : Cristian | jeudi, 25 octobre 2007











